Vous n'êtes pas connecté. Connectez-vous ou enregistrez-vous

Se soigner

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas  Message [Page 1 sur 1]

1 Se soigner le Lun 18 Nov 2013 - 17:38

Mani

avatar


Se soigner en cas de blessure

« Mieux vaut prévenir que guérir » comme dit le proverbe. Une des premières choses à faire est dans la mesure du possible de se tenir éloigné des zones de danger. Pour ce faire, il peut être bon de se renseigner avant de partir sur le lieu de destination, et sur les maux et risques principaux que nous sommes susceptibles de rencontrer (climat, topographie du terrain, faune et flore, risques courants et maladies, etc.). Dans le même esprit, il est également bon de savoir évaluer ses limites personnelles, qu’elles soient physiques ou morales, de façon à prévenir et à anticiper les situations potentiellement risquées.
Tout commence donc par une bonne préparation. La confiance en soi que procurent des connaissances adaptées, et la capacité à faire face à diverses situations, sont un premier élément de sécurité. Ajoutez à cela la possession d'un équipement adéquat (vêtements, chaussures, sac, etc.), ainsi qu'une trousse de premiers secours bien constituée, et les risques seront ainsi réduits au minimum.


La trousse de premiers secours
Lors d'activités en extérieur éloignées de chez nous ou de la civilisation, la possession d’une trousse de premiers secours est INDISPENSABLE ! Même avec des connaissances avancées du terrain nous ne sommes jamais trop prudents, c’est elle qui servira de première réponse à un incident éventuel.

On trouve dans le commerce des trousses de premiers soins déjà constituées, plus ou moins grosses et plus ou moins complètes. Elles sont une option intéressante, mais elles reviennent souvent plus cher à l'achat que si l’on s’en constitue une soi-même. Il se peut également que certains éléments spécifiques dont nous pourrions avoir besoin soient absents, où à l’inverse qu’il y en ait en trop. Il est bien sûr possible d’en acheter une prête à l’emploi, et d’ajouter ou enlever certains éléments en fonction des besoins.
Quoi qu’il en soit, il est bon de savoir exactement ce que l’on possède de façon à pouvoir agir vite. Une petite liste des éléments présents dans la trousse peut être une solution.


Constitution d'une trousse de premiers soins

Pour se constituer un kit de premiers secours soi-même, une trousse en tissu solide ou une boîte en plastique rigide de taille adéquate font très bien l’affaire.

Voici une liste des éléments que vous pourrez y intégrer :
- Pince à épiler
- Lame de rasoir (ou petit scalpel)
- Aiguille et fil
- Epingles de sûreté (tenue des bandages)
- Bande élastique (entorses, tenue de compresses)
- Gazes stériles
- Sparadrap en rouleau
- Pansements prêts à l’emploi
- Gants stériles
- Liquide physiologique (désinfections diverses)

Ces éléments sont une base minimale.
A celle-ci vous pouvez y ajouter des compléments éventuels:
- Pompe à venin
- Coton hydrophile
- Petits ciseaux
- Gel hydroalcoolique
- Pansements pour sutures stériles
- Pommades (coups de soleil, piqûres de moustiques, entorses…)
- Baume à lèvres
- Protection auditive (type boules Quies ou bouchons d’oreille)
- Etc.



Les troubles courants et leurs remèdes
En cas de blessures multiples, ou si plusieurs personnes sont blessées, il importe de se concentrer sur :
- les hémorragies qui engagent un risque vital (cf. ci-dessous).
- les fonctions vitales de bases (rythme cardiaque et respiration).
Etre en mesure d’évaluer et de stabiliser l’état de santé d’une personne peut faire toute la différence.
ATTENTION : il est essentiel d’avoir été formé aux premiers secours. Nous ne pouvons donner ici de manière détaillée les gestes à produire en situation d’urgence. Les informations qui suivent ne sont qu’un aide-mémoire et ne peuvent en aucun cas se substituer à eux seuls à une formation adéquate en la matière.



Évaluation de l’état de santé : respiration et prise du pouls

L’encombrement respiratoire se repère à une respiration plus ou moins bruyante et difficile, du bleu autour des lèvres et des oreilles, ou encore de la mousse autour des narines et des lèvres. On l’écoute au niveau du nez et de la bouche. Si la respiration est arrêtée, pratiquez la respiration artificielle (dégagez les voies respiratoires si nécessaire, pratiquez un bouche à nez si le bouche à bouche est impossible (bouche blessée) ou si la gorge est obstruée), et surveillez le pouls au poignet et au cou. Prévenez les secours immédiatement.

Les hémorragies


Les hémorragies internes

Les hémorragies sont une perte de sang. Elles peuvent être internes et ne pas être visibles au premier abord. Cela peut survenir lors de fractures et de contusions, et peut provoquer des sensations de vertige, d’agitation, de faiblesse, faire devenir pâle, froid, moite, avec un pouls faible mais rapide.

Les symptômes sont :
- au niveau des poumons : rejets de sang souvent sous forme d’écume rouge ;
- au niveau de l’estomac : vomissements de sang rouge vif ;
- au niveau de l’intestin grêle : selles à l’apparence de goudron ;
- au niveau du gros intestin : sang dans les selles ;
- au niveau des reins ou de la vessie : coloration rougeâtre de l’urine ;
Étendre le malade à plat les jambes surélevées et le tenir au chaud. Prévenir immédiatement les secours.


Les hémorragies externes

Nous possédons environ 6 litres de sang dans le corps. La perte d’un litre peut entraîner une faiblesse et modifier le rythme cardiaque et respiratoire, la perte d’un litre et demi peut provoquer la perte de connaissance, et la perte de deux litres peut conduire à la mort. En cas d’hémorragie sérieuse, la perte de sang doit être arrêtée au plus vite ! Lorsqu’elle est associée à un arrêt respiratoire, il faut traiter les deux simultanément.
Pour arrêter une hémorragie, il est bon d’employer du matériel le plus propre possible (main, bandage, tissu…), et de le maintenir fermement de manière continue pendant une dizaine de minutes. Les pansements de cotons hydrophiles sont un bon moyen pour arrêter une hémorragie.
Les hémorragies artérielles sont les plus puissantes et les plus graves, il faut les arrêter au plus vite, en comprimant l’artère au niveau de l’os le plus proche que l’artère croise. Cela reste une solution temporaire. Cela concerne également les garrots, qui ne doivent être utilisés qu'en tout dernier recours et placés à deux endroits bien précis : sur la partie supérieure du bras juste en-dessous de l’aisselle, et sur la partie supérieure de la cuisse. N’utilisez pas de liens d’attache trop fins et ne mettez jamais un garrot ailleurs que sur les membres cités. Vous pouvez pour ceci imprimer un petit schéma des artères principales que vous inclurez dans votre trousse.


Les intoxications

Les symptômes sont généralement nausées et vomissements. Se forcer à vomir peut-être une bonne chose. Restez au chaud, allongé et au repos, et tâchez d’identifier la source de l’intoxication. Prendre le pouls de la personne à intervalles régulier, et s’assurer qu’il ne dépasse pas 150 pulsations par minute, assorti de transpiration et de pâleur. En cas de doute, ne pas hésiter à consulter l’établissement hospitalier le plus proche.


Les coups de soleil, insolations et hyperthermies

Les coups de soleils sont des brûlures causées à la peau par une exposition prolongée au soleil. La sensation de brûlure n’apparaît bien souvent qu’après l’exposition. Des coups de soleil importants et étendus peuvent entraîner de la fièvre, des maux de tête, de la fatigue ou de l’insomnie. Pour les éviter, plusieurs solutions : s’accoutumer progressivement au soleil, porter des vêtements couvrants, ou bien utiliser de la crème solaire. Les premiers soleils de l’année, notamment en montagne, peuvent être trompeurs. Pour soulager un coup de soleil, pensez à boire régulièrement pour réhydrater la peau. Vous pouvez également utiliser de la pommade prévue à cet effet (Biafine, etc.) en application locale, où une solution naturelle comme l’huile de millepertuis.
Les insolations quant à elles résultent également d’une exposition prolongée au soleil, mais se situent au niveau de la tête et de la nuque. Elles sont susceptibles de provoquer des maux de tête, de la fatigue, des nausées ou des vomissements. Elles s’évitent en couvrant les zones à risques, en se reposant à l’ombre et en s’hydratant. Un linge humide posé sur le front ou la nuque peut être également bénéfique.

L’hyperthermie, ou coup de chaleur, est la conséquence la plus préoccupante d’une élévation excessive de la température corporelle. Il est important d’apprendre à la diagnostiquer rapidement car ses conséquences au niveau des reins, du foie et du cerveau peuvent être irréversibles. Les symptômes sont les mêmes que ceux précédemment cités, auxquels peuvent s’ajouter notamment : vertiges, crampes, agressivité, délire, convulsions, accroissement du rythme cardiaque, perte de connaissance, et même la mort. Les causes principales de l’hyperthermie sont un environnement chaud, un effort physique important et prolongé, et la déshydratation. En climat particulièrement chaud, quelques gestes simples permettent de prévenir les coups de chaleurs : rationner ses efforts et rester attentif à l’apparition du moindre symptôme évoqué, boire abondamment, se protéger de l’exposition directe au soleil et à la chaleur (rester à l’ombre – cf. ci-dessus, 4.1., porter un chapeau et des vêtements légers et amples), et manger léger. Pour traiter un coup de chaleur, déshabillez-vous à l’ombre et rafraîchissez-vous en faisant de l’air. Attention, ne surtout pas refroidir le corps brutalement ou avec de l’eau trop froide (risque d’hydrocution), ni boire une trop grande quantité de liquide froid. Boire à petites gorgées à intervalles réguliers.


La déshydratation

75 % du poids du corps humain provient de l’eau dont nous sommes constitués. Il est important de rester hydraté et de ne pas attendre d’avoir soif pour boire. Lorsque la sensation de soif se fait sentir, la déshydratation est déjà effective. Ses effets peuvent être les suivants, par gravité croissante : perte d’appétit, somnolence, nausées, vertiges, maux de tête, confusion, difficultés à respirer et à marcher, délire, affaiblissement de la vision… Lorsque la perte liquidienne est sévère, cela peut entraîner une grande faiblesse musculaire et intellectuelle.
Un bon moyen de connaître l’état de son hydratation est de surveiller la couleur de son urine. Si elle est claire et limpide, l’hydratation est bonne. Si elle est opaque et de couleur jaunâtre, plus ou moins foncée, réhydratez-vous.


L’hypothermie

L’hypothermie se produit lorsque le corps perd plus vite de la chaleur qu’il ne peut en produire, la température corporelle tombant alors en-dessous de la normale. Elle résulte généralement de l’exposition à de basses températures, mais également au vent ou à la pluie. Elle peut être favorisée par la fatigue, une protection vestimentaire ou un abri inefficace, un manque d’alimentation, de connaissances ou de préparation.

Les symptômes sont les suivants: tremblements soudains, perte de coordination, douleurs abdominales, maux de tête, troubles de la vision, décharges d’énergies suivies de léthargies, absences de réponses, perte de connaissance…

L’hypothermie peut être aggravée par le vent, des vêtements humides ou mouillés, des blessures réduisant la mobilité corporelle, de l’anxiété et du stress…
Pour éviter d’entrer en hypothermie ou pour en sortir, s’abriter du vent en restant au sec et remplacer les vêtements humides. S’isoler du sol, trouver une source de chaleur (feu, autre corps…), boire une boisson chaude et manger sucré. Si l’hypothermie est avancée, le corps doit toujours être réchauffé de l’intérieur pour éviter qu’un réchauffement rapide et externe amène du sang froid au cœur. Pour ce faire, on peut placer une source de chaleur près des organes vitaux, tels que l’intérieur des cuisses, le creux des reins et de l’estomac, les poignets, les aisselles, la nuque.

La règle générale est la suivante : se réchauffer rapidement lorsque la chaleur est perdue rapidement. Si la chaleur est perdue lentement, se réchauffer lentement.


Coupures et blessures

Les plaies importantes ou contenant des corps étrangers doivent être montrées à un médecin. Si une plaie s’infecte, nettoyez-la à nouveau à fond et empêchez qu’elle ne se referme en la drainant régulièrement avec un morceau de gaze. L’apparition de fièvre, de ganglions, ou d’infection au visage n’est pas bon signe, consultez rapidement un médecin.


Morsures et piqûres


Piqûres (guêpes, frelons, abeilles, scorpions)

Sauf allergie, une piqûre isolée n’est généralement pas dangereuse. Toutefois, quand elles sont nombreuses (plusieurs dizaines) ou mal placées (bouche, gorge), elles peuvent s’avérer mortelles (dose de venin trop forte, risques d’asphyxie). Si vous vous faites piquer, retirez le dard. Le venin est thermolabile, c'est-à-dire qu'une source de chaleur le rend inoffensif. Approchez une braise jusqu'à ce que cela fasse mal, et répéter l'opération si nécessaire. Les feuilles de plantin (plante sauvage), une fois écrasées et frottée sur la piqûre, détruisent également le venin et soulagent la douleur.
Six espèces de scorpions sont recensées en France, mais aucune n’est mortelle. L’espèce la plus dangereuse est le Scorpion jaune, de 6 à 8cm, dont la piqûre très douloureuse provoque un œdème et parfois de la fièvre. Appliquez des compresses froides pour calmer la douleur.


Morsures

- Tiques
Petites bêtes à ne pas négliger, elles s’attrapent généralement dans les hautes herbes ou les broussailles, elles se fixent sur le corps de manière inaperçue et se gonflent de sang. Pensez à vérifier de temps en temps si vous n’en avez pas, elles peuvent transmettre certaines maladies comme la maladie de Lyme ou la fièvre boutonneuse.

Si vous avez une tique, le mieux est d'utiliser de petites pinces à tiques spécialement conçues pour leur retrait, ou employer une pince à épiler en veillant à saisir la tique le plus bas possible.

- Araignées
Une seule araignée est en France potentiellement mortelle : la malmignatte, une proche parente de la veuve noire d’Afrique. Elle se rencontre en Provence, en Languedoc-Roussillon, et surtout en Corse. Elle est également signalée dans le Morbihan. On la trouve dans les lieux secs cultivés, à la base des plantes ou sous les pierres, comme les vignes et bordures de champs, les hangars et les granges.
Sa morsure présente deux trous et n’enfle pas. La douleur n’est pas ressentie immédiatement. Elle peut provoquer des sueurs, de l’angoisse, de fortes douleurs musculaires et abdominales, une gêne respiratoire. Bien qu’elle soit nulle en Europe, la mortalité suite à une morsure est estimée à 3% des cas. On reconnaît la malmignatte à son abdomen sphérique aux treize tâches rouge vif. Elle mesure de 12 à 16mm.

- Serpents
En France, seules les vipères ont une morsure venimeuse, qui n’est pas mortelle en elle-même excepté pour les jeunes enfants. Les cas mortels sont presque toujours imputés à l’affolement ou à des efforts physiques importants accélérant la remontée du venin vers le cœur.
Comparée à une couleuvre, la vipère est plus trapue, plus courte (inférieure à 1 mètre), et sa pupille est allongée verticalement (ronde pour la couleuvre). Il s’agit essentiellement de 4 espèces : l’aspic et la péliade pour les plus répandues, et la vipère d’Orsini (Vaucluse et Alpes de Haute-Provence) ainsi que la vipère des Pyrénées qui est peu venimeuse (Pyrénées Atlantiques).

On les trouve principalement dans les broussailles, les haies, les amas rocheux buissonneux, en plaine et en montagne. Elles n’attaquent que lorsqu’elles sont surprises et préfèrent la fuite. Porter des chaussures de cuir ou des guêtres peut être un moyen de protection, et faire du bruit aidera à prévenir notre approche.
Une morsure laisse deux trous distants de 6 à 8 mm, une sensation douloureuse diminuant ensuite, un œdème, des rougeurs sur la zone, un sentiment d’anxiété, et peut provoquer des vertiges, des nausées, des difficultés respiratoires, un pouls ralenti.
Pour soigner une morsure, restez calme, allongez-vous en positionnant la partie mordue le plus bas possible par rapport au reste du corps, et évitez de faire des efforts. Ne mangez pas, n’utilisez pas de garrot. Dans les centres antipoisons, l’élimination du venin est souvent réalisée par aspiration. On trouve des pompes à venin en pharmacie tels que « l’aspi-venin », ou des systèmes plus perfectionnés tels que le « Venomex ».


Ampoules

Les ampoules apparaissent suite à une friction localisée et excessive du pied contre la chaussette. Une seule ampoule peut parfois s’avérer très handicapante.
Pour les éviter, mettez de bonnes chaussettes et portez des chaussures adaptées à votre pied. Il est prudent de ne pas partir pour une longue marche avec des chaussures neuves jamais utilisées auparavant.
Pour soigner une ampoule, ne jamais arracher la peau morte, sous peine de laisser une chair à vif très douloureuse. Lavez la zone se trouvant autour, désinfectez une aiguille en la faisant flamber et du fil avec du désinfectant, et percez l’ampoule de part en part en y faisant passer le fil. Laissez suffisamment de longueur aux extrémités du fil. Essuyez le liquide. Le fil fonctionnera comme un drain et empêchera l’ampoule de se reformer. Pour finir, placez un pansement adhésif pour prévenir les infections et limiter les frottements.


Entorses

Une entorse se caractérise par une élongation ou une déchirure au niveau des ligaments. On la reconnaît à une douleur vive, suivie du gonflement de la zone concernée, et à l’apparition possible d’ecchymose. En cas de doute sur la gravité de la blessure, traitez-la comme une fracture.
Les entorses résultent la plupart du temps d’un faux mouvement. Pour prévenir les risques, portez des chaussures montantes assurant un bon maintien de la cheville.
Appliquez du froid dès que possible sur la blessure (eau froide, neige..), et mettez le membre au repos complet. Si l’entorse est située à la cheville et qu’il est nécessaire de continuer à marcher, gardez la chaussure car le gonflement pourrait empêcher de la remettre, elle fera office d’attelle.


Fractures

Une fracture est une cassure plus ou moins importante d’un os. Une fracture ouverte peut voir l’os concerné sortir de la peau, et provoquer une plaie en surface. Ce type de fracture doit être traité immédiatement au niveau hospitalier. Pour une fracture fermée, il est préférable d’examiner l’os concerné avant le gonflement. On la reconnaît aux symptômes suivants : vive douleur aggravée par le mouvement de la partie blessée, très grande sensibilité de la zone, tuméfaction, déformation morphologique (irrégularité, membre plus court ou tombant…), grincement lorsque l’on bouge le membre.
Si aucune aide ne peut être espérée, réduisez la fracture dès que possible, en exerçant une traction lente et forte, de manière continue et régulière, jusqu’à ce que les deux extrémités de la fracture soient situées sur une même ligne. Posez ensuite des attelles et immobilisez le membre sur toute sa longueur en maintenant la traction. Vous pouvez utiliser des écharpes pour maintenir un bras, une branche ou un bâton pour la jambe. Si aucune attelle n’est disponible, attachez le membre blessé au membre sain ou au corps. Placez tous les nœuds du même côté pour faciliter l’accès et vérifiez la circulation régulièrement.

http://outdoorandadventureknives.revolublog.com/

2 Re: Se soigner le Lun 18 Nov 2013 - 17:42

colasan

avatar
pas facile a appliquer...

3 Re: Se soigner le Lun 18 Nov 2013 - 20:33

Teacher

avatar


À imprimer et à garder dans le kit d'urgence. Merci Mani!


_________________
 Memento vivere!
  "Un sac à dos trop lourd rend aveugle." V.Golovanov
https://www.youtube.com/channel/UCMu6qfiptG2XbXA8U-dca0w

4 Re: Se soigner le Lun 18 Nov 2013 - 22:22

Steph

avatar


Mani a écrit:Se soigner en cas de blessure

L’hypothermie

L’hypothermie se produit lorsque le corps perd plus vite de la chaleur qu’il ne peut en produire, la température corporelle tombant alors en-dessous de la normale. Elle résulte généralement de l’exposition à de basses températures, mais également au vent ou à la pluie. Elle peut être favorisée par la fatigue, une protection vestimentaire ou un abri inefficace, un manque d’alimentation, de connaissances ou de préparation.

Les symptômes sont les suivants: tremblements soudains, perte de coordination, douleurs abdominales, maux de tête, troubles de la vision, décharges d’énergies suivies de léthargies, absences de réponses, perte de connaissance…

L’hypothermie peut être aggravée par le vent, des vêtements humides ou mouillés, des blessures réduisant la mobilité corporelle, de l’anxiété et du stress…
Pour éviter d’entrer en hypothermie ou pour en sortir, s’abriter du vent en restant au sec et remplacer les vêtements humides. S’isoler du sol, trouver une source de chaleur (feu, autre corps…), boire une boisson chaude et manger sucré. Si l’hypothermie est avancée, le corps doit toujours être réchauffé de l’intérieur pour éviter qu’un réchauffement rapide et externe amène du sang froid au cœur. Pour ce faire, on peut placer une source de chaleur près des organes vitaux, tels que l’intérieur des cuisses, le creux des reins et de l’estomac, les poignets, les aisselles, la nuque.

La règle générale est la suivante : se réchauffer rapidement lorsque la chaleur est perdue rapidement. Si la chaleur est perdue lentement, se réchauffer lentement.


Quelques remarques en vrac:
Pour éviter l'hypothermie, il est nécessaire de connaitre les premiers signes du refroidissement de notre température interne. Lorsque notre température passe au dessous de 36.7°, une constriction des vaisseaux sanguins périphériques à lieu afin de cesser de chauffer la peau et les extrémités. Le but étant de conserver un maximum de chaleur sur les zones vitales de notre organisme (tronc, cou et tête). D'autre part, cette vasoconstriction permet à notre peau de devenir jusqu'à 7 fois plus isolante.
Dès que l'on ressent le froid au niveau des extrémités (pied, main et nez) il faut faire de sorte de se protéger soit en se mettant à l'abri soit en rajoutant des couches de vêtements. Inutile de perdre du temps et de basculer en hypothermie légère (35 à 34°).
Si nous n'agissons pas lors des premiers signes, nous allons très rapidement nous mettre à uriner très clair. En effet, lors de cette vasoconstriction, le sang venant de notre peau et de nos extrémités fait monter notre tension artérielle  entrainant la création rapide d'urine pour éviter l'hypertension.
Moralité, si je commence à avoir vraiment froid aux extrémités et que j'urine en pagaille = début de refroidissement donc risque d'hypothermie si je ne réagis pas rapidement.
Sachant que nous perdons 20% de notre température par le tronc (buste,dos), 20% par le cou, 20% par la tête et 10% pour chaque jambe et chaque bras, il est beaucoup plus bénéfique de mettre un tour de cou et un bonnet qu'une paire de chaussettes supplémentaire Very Happy lorsque nous commençons à ressentir le froid au niveau de nos pieds.
Pour le traitement de l'hypothermie, j'ai toujours entendu parlé qu'il fallait un réchauffement lent de l'ordre de 1° par heure. Solution possible sur le terrain en mettant la personne nue dans un duvet avec une ou deux autres personnes nues.
Attention au réchauffement par le biais de boissons chaudes. Les boissons ne doivent pas être trop chaudes (entre 37° et 40°) et doivent être assimilées par petites gorgées afin d'éviter un réchauffement trop brutal qui pourrait se solder par une hémmoragie digestive.
Sinon, Félicitation à Mani pour l'excellent boulot.
Steph



Dernière édition par Steph le Mar 19 Nov 2013 - 10:01, édité 1 fois


_________________
Stages Esprit Nature et Survie
La terre n'appartient pas à l'homme, l'homme appartient à la terre.
http://www.esprit-nature-survie.fr

5 Re: Se soigner le Lun 18 Nov 2013 - 22:35

Nemrod

avatar


D'ou la vieille expression "si tu as froid aux pieds, mets un bonnet"


_________________
http://instinct-de-survie.forumgratuit.org

6 Re: Se soigner le Lun 18 Nov 2013 - 22:43

Mutof

avatar


Steph a écrit:[
Pour éviter l'hyperthermie, il est nécessaire de connaitre les premiers signes du refroidissement de notre température interne.
Je suppose que tu voulais dire "Pour éviter l'hypothermie,..." scratch 

https://www.youtube.com/user/TheMutof

7 Re: Se soigner le Mar 19 Nov 2013 - 10:03

Steph

avatar


Exact, j'ai édité mon message. Erreur de frappe du à une hypo....euh pardon à une bonne sinusite Very Happy 


_________________
Stages Esprit Nature et Survie
La terre n'appartient pas à l'homme, l'homme appartient à la terre.
http://www.esprit-nature-survie.fr

8 Re: Se soigner le Mar 19 Nov 2013 - 10:59

smeety

avatar


Teacher a écrit:À imprimer et à garder dans le kit d'urgence. Merci Mani!
c est clair :good: 


_________________
paix et félicité sur toi Invité/breizh ma bro
dura lex sed lex/mieu vaut prévenir que guerrir

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut  Message [Page 1 sur 1]

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum