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jeu d'écriture sur l'effondrement

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1 jeu d'écriture sur l'effondrement le Ven 27 Jan 2012 - 23:39

Serge


La survie, c’est tant qu’on est vivant, alors je vous propose d’écrire la suite de cette petite histoire.

La tempête de 1999, mais en pire. Pour revenir du travail, pas de voiture, elle est coincée sous un pan de mur qui a eu la bonne idée de se coucher dessus. Ca ne présage rien de bon. Les routes sont encombrées par tout un tas de déchets qui vont de ce que le vent a emprunté aux constructions et à la nature jusqu’au imprudents qui pensaient pouvoir passer.

La neige continue de tomber, en très grosse quantité, et avec des rafales de vents qui vont bien. Vous prenez la route à pied, la neige qui tombe et le vent vous empêchent de regarder devant vous, un objet volant en pleine face, le direct du droit d’un éléphant, le temps de reprendre vos esprits  et vous vous apercevez que vous êtes en sang. Votre visage vous fait mal, mais il faut repartir et marcher dans ce dédale d’objets hétéroclites, jeter les uns contre les autres par la force du vent, tordus et vrillés, bon pour la casse.

Cette crisse de chiasse blanche commence à tout recouvrir, et ça devient de plus en plus dur d’avancer, chaque pas pèse une tonne dans cette colle blanche avec le vent qu’il faut combattre à chaque enjambée.

En arrivant devant votre maison, c’est une vision d’apocalypse, il n’y a plus rien d’intact. Le toit s’est envolé, les fenêtres sont des trous béants qui semblent inviter la neige et le vent à s’y engouffrés, sans parler de la porte-fenêtre du salon qui loge un arbre qui visite tranquillement l’intérieur. Tout un tas de truc dont vous n’avez aucune idée de la provenance se sont amoncelés devant ce qui fut une maison, la vôtre : il est impossible d’y entrer.

Votre femme n’est pas là, elle a dû aller chercher votre fils de cinq ans à l’école en sortant de chez le médecin, comment va-t-elle faire pour rentrer avec vos deux petits, et le dernier qui est malade. Et ces maudits portables qui ne fonctionnent plus.

A la météo, ils avaient annoncés une tempête comme 1999, mais ici, en 1999 il ne s’était presque rien passé et tout le monde doit être paniqué.

Et cette joue qui enfle en même temps que l’œil se ferme, le froid fait vraiment de plus en plus mal sur cette saleté de blessure. Vous essayez de vous frayer un chemin en enlevant tout cet amoncellement de bric et de broc, mais ça pèse une tonne et le vent qui continue à souffler dessus comme pour être sûr que ce fatras ne bougera pas de place. Il y arrive, pas le début d’un espoir et dans une heure, la nuit tombe.

BOB est avec Robert (ils vont toujours par paire) dans l’entrée et s’amuse comme des petits fous pendant que vous êtes à quelques mètres, épuisé et dans l’incapacité de le récupérer. De toute façon, pour aller où dans ces conditions, vous ne savez pas ou est votre femme avec vos enfants, les restes de la tempête sont encore beaucoup trop actifs et il va bientôt faire nuit.


MAINTENANT, SI VOUS LE VOULEZ, VOUS POUVEZ ECRIRE LA SUITE DE CET ENFER DEVANT CHEZ SOI



Dernière édition par Teacher le Ven 28 Mar 2014 - 1:46, édité 2 fois (Raison : correction)

2 Re: jeu d'écriture sur l'effondrement le Sam 28 Jan 2012 - 11:48

Nemrod




Je vais au point de rassemblement n° 1 (le plus près de chez moi) point de rassemblement que ma femme connais d'avance et dans lequel se trouve un nécessaire de survie (ne pas oublier le principe de délocalisation).

Si par malheur c'est le même désastre (et que ma femme n'est pas là) je continue vers le point n° 2 (accessible à pied en 2h vu les conditions météo).


_________________
http://instinct-de-survie.forumgratuit.org

3 Re: jeu d'écriture sur l'effondrement le Dim 29 Jan 2012 - 17:55

Serge


Je suis de bonne humeur, alors je vous en redonne un morceau, je précise que j'ai écrit tout le texte. C'est juste un jeu pour que chacun puisse exprimer ces options.

Épuisé par les efforts, le découragement de ne plus avoir votre maison, la peur de perdre votre famille, une petite lumière s’allume dans votre cerveau : Réfléchir vite et bien, mais comment ?

Qu’est que vous ne voyez pas, les idées s’embrouillent dans votre cerveau, l’impression de devenir sénile au milieu de ce cauchemar, pas facile d’avoir l’esprit clair quand le corps souffre. L’étrange sensation d’avoir dans le dos la dame à la faux qui vous susurre à l’oreille : Tu as joué à la survie dans les bois, soit à la hauteur !

D’abord, votre femme est avec les petits, quelque part entre la maison et vous ne savez où mais vous pouvez supposer que c’est dans la direction de l’école. Bien sûr, vous devriez vous diriger vers le premier point de ralliement. Quelque chose ne colle pas, vous n’arrivez pas à savoir quoi. Les secondes s’égrènent comme des heures, une longue marche vers l’échafaud de l’impuissance, qu’est-ce qui vous manque pour arriver à comprendre ?

C’est devant vos yeux, même ouverts, ils ne voient rien, il faut être juste, il y en a un qui est entrain de démissionner.

C’est évident, elle est partie de la maison avant le gros de la tempête, sinon, soit sa voiture serait coincée devant la porte du sous-sol ou il y aurait des traces de sortie en force, mais rien de tout ça.

Elle doit penser que le retour à la maison est la solution, comme vous, d’ailleurs, c’est votre base de vie, mais vu ce qu’il en reste ! En plus, elle doit porter les enfants, combien de temps vous auriez tenu avec les enfants dans les bras ? Elle ne manque pas de courage mais n’est pas de la famille à superman. Il faut la retrouver, elle doit être en difficulté, en tout cas, vous le seriez à sa place. C’est votre seule option, à bout de force, l’œil qui refuse obstinément de fournir des images, le visage enflé et la douleur persistante vous reprenez votre marche avant que la nuit ne vous tombe dessus. On ne laisse pas les siens sur le champ de bataille, car c’est une guerre ouverte, non pas contre quelque chose, mais pour quelque chose, pour la vie, la vôtre et celle de votre famille.


Serge

4 Re: jeu d'écriture sur l'effondrement le Dim 29 Jan 2012 - 19:04

Nico




Le principe me plaît bien Very Happy

Serge a écrit:BOB est avec Robert

Robert ?


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5 Re: jeu d'écriture sur l'effondrement le Dim 29 Jan 2012 - 21:08

kroc


Le premier point de ralliement était encore à plusieurs minutes de marche avec cette tempête, on à l'impression de reculer plus que l'on avance.
Mais le morale est toujours la, il n'y a pas le choix quoi qu'il arrive il faut retrouver la famille et trouver un abris.

La nuit commence à tomber et vous êtes à quelque mètres du point de ralliement, c'est une petite grottes peu visiter ou vous avez mis une boite aux lettres morte comme le conseiller un forum de votre connaissance. L'endroit est isoler et vous aller de temps à autre vérifier que rien a bouger, vous avez donc la certitude qu'il y aura tout ce qu'il faut et surement votre famille.

Arriver au point de ralliement, c'est une vision chaotique de votre grotte qui est la devant vous. l'entrée est boucher par de la roche, arbres déraciné et neige. Néanmoins il y a des coin accessible et il vous faut de tout façon vérifier que votre famille n'est pas coincer a l’intérieur.

Vous cherchez autour de vous quelque chose pouvant vous aidez à creuser et bouger la neige de manière à grimper et entre dans la grotte.
Vous trouvez un rétroviseur casser, à quelque mètre de la grotte abimer mais il fera l'affaire, peut de chose arrive a combattre la nature, surement pas vous et encore moins la création de l'homme.

Vous avez enfin réussi à vous faire un chemin et pouvez enfin entré dans la grotte, soulagement votre famille n'est pas la coincer ou écraser contre de la roche, soulagement pour ici peut être mais dans ce cas où à bien pu passer votre femme ? La nuit est quasi tomber, la neige ce calme mais pas le vent et le froid encore moins. Que faire ?

Vous décidez de vous arrêtez un instant pour prendre du matèriel s'il y en a encore en bonne état et d'aviser par la suite.

Vous cherchez les reste de votre boite aux lettres.. une firesteel, une gourde casser en deux, un briquet qui a priori ne fonctionne plus, une clef usb avec divers donner et papier scanner, une petite boite métallique qui devrais contenir de l'amadou et des pastille micropure, 4 couverture de survie donc 2 très abimées, et une trousse de premier secours qui à était écrasé par l'éboulement de l'entré, il manque encore du matèriel mais vous n'arrivez pas a voir au fond de la grotte et à tâtons il n'est pas simple de tout retrouver.

Vous ouvrez donc la boite métallique et la trousse pour voir ce qu'il en reste ......



Cool c'est la merde lol! oupps pardon....

6 Re: jeu d'écriture sur l'effondrement le Lun 30 Jan 2012 - 9:05

Serge


Victor Inox a écrit:
Robert ?
C'est un mauvais jeu de mot :

BOB = Bug Out Bag (On est tous d'accord)
Bob = Diminutif de Robert

Donc BOB et Robert, ça donne une paire de Robert, en argo, et en français une paire de seins.

kroc a écrit:
Cool c'est la merde lol! oupps pardon....
Tu as raison, on est dedans mais c'est un peu l'esprit de l'histoire, et dans la vie ce serait pire.

J'aime bien ton texte.


Serge

7 Re: jeu d'écriture sur l'effondrement le Mar 31 Jan 2012 - 11:12

Serge


J'en remet un morceau.
@ kroc, je n'avais pas pris la même option, je suis un optimiste quand ça m'arrange.

Chaque pas fait résonner une douleur aigüe en travers du visage et est un effort sans nom dans la neige qui vous passe maintenant au-dessus du genou, et ce n’est pas demain qu’ils vont déneiger. Le vent est en rafales de moins en moins fortes, c’est presque une bonne nouvelle peut-être même la fin de la tempête qui s’amorce mais vous n’osez l’espérer.

Les personnes croisées vous regardent comme un zombie sorti d’un mauvais film, et vous continuez votre chemin. Il arrive que quelques pas soient moins douloureux, la neige est damée par les pas des riverains affolés qui cherchent quelques solutions. Un homme s’arroche à vous, le regard vide et vous demande avec une voix saccadée et des termes décousus si vous n’avez pas vu sa femme. Avant que vous n’ayez eu le temps d’esquisser une réponse, il est reparti en gesticulant et vous vous dites qu’il risque de faire partie des statistiques de Darwin s’il continue comme ça, alors qu’en fait, vous n’avez pas de bien meilleure solution que lui.

Votre progression est accompagné d’un mouvement latéral de la tête, vous devez vous servir de l’œil qui est encore valide pour créer une vision périphérique, il serait quand même bête de passer à quelques mètres de votre femme sans l’apercevoir. Vous n’aviez vraiment pas besoin de cet effort supplémentaire pour vous sentir vidé de vos forces alors que vous vous retrouvez au milieu de ce chaos entre chien et loup. Vous n’avez jamais vu cette petite ville de province comme ça, aucun éclairage artificiel ne brille dans la nuit naissante. C’est le moment que vous choisissez pour sortir de votre poche cette petite frontale que vous avez toujours dans votre poche. En temps normal, elle vous sert un peu à tout, mais cette nuit elle risque de vous sauver, vous et votre famille. En la mettant sur votre tête, vous décidez de ne pas l’allumer, pas encore, vous voulez économiser chaque seconde d’énergie que vous pourrez, on ne sait jamais rien d’avance.

Chaque enjambée raccourci la distance qui vous sépare des vôtres, vous allez les retrouver même si des idées noires viennent perturber vos pensées. De temps à autre, vous les visualisez étendus dans la neige et le froid, entrains de sombrer doucement dans un sommeil sans retour, l’hypothermie faisant son œuvre.

Avancer est une souffrance, mais la récompense est devant vous, enfin vous le croyez, assise contre ce qui ressemble à des restes de cabane de jardin, vous avancez, et oui, elle est là avec les enfants serrez contre elle. Les derniers pas sont les plus durs, comment vont-ils ? Vous craignez le pire.


Serge

8 Re: jeu d'écriture sur l'effondrement le Mer 1 Fév 2012 - 9:01

Serge


Un nouvel épisode, rien que pour le plaisir d'aller jusqu'au bout, mais pas aujourd'hui.

Encore quelques mètres avant de savoir, trois, puis deux et votre cœur bat à tout rompre, une boule vous sert la gorge, ils restent immobiles tous les trois mais le dernier pas vous fait voir les yeux de votre femme qui vous regardent et qui ont l’air des yeux d’un animal apeuré.

Immédiatement, elle s’enquiert de la blessure qui vous fait tant souffrir dans cet antre des pôles. Sans vous demander votre avis, elle l’examine précautionneusement et déclare qu’il faut la soigner assez vite, mais, vous vous interrogez sur leurs états respectifs. Elle est épuisée, le bébé dans son Mama Koala l’oblige à porter le petit homme sur le côté et maintenant son dos la fait souffrir. Il a été très courageux et ne voulait pas que sa mère le porte, mais il n’a pas pu suivre bien longtemps dans ces conditions de fin du monde.

Vous voulez repartir vers un de vos points de chute possible, vous y avez un kit de survie longue durée, mais elle s’y refuse et a de bons arguments même s’il ne vous semble pas si satisfaisant que ça. D’abord, votre position sur la destruction presque totale de la maison lui fait répliquer que le vent ne risque pas d’avoir entrainé la cave dans sa course folle, et qu’il suffit donc d’y entrer, que de plus, rien ne garantit que la maison de vos amis soit en meilleur état et que vous y trouviez quelque chose d’exploitable. Elle voit que c’est encore marcher au moins deux heures dans la nuit noire, pas question aussi épuisée qu’elle se sent, ensuite, elle vous jette en plein visage que c’est au point de départ, c'est-à-dire la maison, que vous pourrez prendre sereinement une décision. Que de plus, il y en a toujours plus dans deux têtes que dans une. Enfin, elle vous assène que vous avez fait la trace pour venir la chercher, alors le retour sera beaucoup moins pénible.

Ce n’est vraiment pas convaincu que vous reprenez le chemin de ce qui fut votre maison, avec le petit dans les bras, caler contre vous. Votre femme à raison, à la lueur de la frontale, la trace que vous avez fait en venant jusqu’à elle facilite le chemin en sens inverse. Ce n’est pas un boulevard non plus et la neige qui continue de tomber n’arrange rien, mais la différence est notoire. De toute façon, uniquement à la lueur de la frontale, il n’est pas aisé de se diriger, elle a peut-être raison de vouloir rester dans vos marques. Malgré tout, le chemin est pénible pour vous deux, elle épuisée par tant d’efforts et vous meurtri dans votre chair qui vous fait de plus en plus souffrir au point que ça en devient une obsession. D’un coup, vous pensez au courage de votre fils, même pas une larme, pas un cri, juste des esquisses de sourires et un regard qui en dit long : Il vous fait confiance et s’en remet entièrement à vous deux. Ça vous réchauffe le cœur et vous remet du baume à l’ouvrage.

La partie n’est pas gagnée mais vous êtes VIVANTS tous les quatre, que demander de plus. Les pas suivent les pas pendant que la couche de neige s’épaissit et le froid se fait de plus en plus incisif, la nuit va être longue, très très longue. Et le bébé, comment va-t-il supporter une telle épreuve alors qu’il est souffrant ?


Serge

9 Re: jeu d'écriture sur l'effondrement le Jeu 2 Fév 2012 - 21:26

Serge


Je m'excuse, c'est un peu long mais c'est le dernier morceau.

Pendant ces réflexions la distance se raccourcit au point où vous arrivez sans presque vous en rendre compte, au bout de votre rue. Vous continuez à marcher en faisant attention que votre femme vous suive sans problème, ça serait trop bête maintenant. Les restes de la maison sont en vue, et vous avez encore ce haut le cœur en voyant le gâchis.

Quelques lumières dansent dans ce qui fut une cour mais vous ne les remarquez pas, c’est votre femme qui attire votre attention. Quelques pillards, déjà, vous passez instantanément en mode défensif mais vous ne pouvez pas lâcher votre fils comme ça, il y a peu de chance qu’il comprenne. Vous continuez votre progression et vous remarquez que les lumières se dirigent vers vous. Encore quelques pas dans la neige, qui tapisse le sol et emplie l’air, et vous êtes face à face avec vos amis pour qui votre maison est aussi un point de repli en cas de problème majeur, et vous qui vouliez aller chez eux. Vous devez vraiment avoir une sale tête au vu du regard inquiet qu’ils lancent en voyant votre visage avec un peu de lumière. Leur maison est dans le même état que la vôtre, voir pire, mais ils n’ont pas de sous-sol alors ils ont pris la décision qui s’imposait.

Tous les quatre dans la cour entrains d’estimer l’ampleur des dégâts et d’essayer de faire jaillir une solution. Votre femme avance de quelques mètres et se retourne en souriant. Intrigué par cette attitude, vous avancez vers elle, même ses yeux sont rieurs, elle a trouvé la solution pour être tant en joie. Elle regarde la fenêtre des toilettes, soit, petite mais surtout libre, il suffit d’y accéder car elle n’est pas à la même hauteur que les autres.

En amoncelant quelques un des innombrables débris qui jonchent le terrain, vous finissez par faire un escalier à peu près sûr. C’est le moment que vous choisissez pour faire le pitre, un fou rire ne fait pas de mal et dans ces conditions, c’est carrément salvateur. Vous venez de tenter l’effraction avec le coude, ce qui ne rompt absolument pas la vitre mais vous fait un mal de chien qui vous entraine dans une danse de guerre peu probable devant la récalcitrante. Le caillou que vous passe votre ami fait parfaitement son œuvre et vous venge de l’attitude du bout de verre.

Les femmes entrent en premier et récupèrent les enfants et votre ami vous précède de peu dans les restes de la maison. Vous vous frayez un chemin jusqu'à la porte de cave et personne ne demande son reste pour s’engouffrer dans les escaliers.

La première chose que fait votre femme est de trouver une lampe à pétrole que vos amis s’empressent d’allumer, et la pénombre s’en fut. Votre compagne montre aussitôt où sont rangés les sacs de randonnée, et vous vous faites violence pour aller chercher le BOB dans l’entrée, mais c’est avec mille ruses que vous finissez par l’attraper, pourtant il est seul.

Avec le matériel que vous récupérez dans chaque sac, les couvertures de survie entre autre ainsi que les bâches. Avec ces dernières vous réalisez avec votre ami, une sorte de tente accrochée au tuyau qui passe au plafond, et vous tapissez l’intérieur des couvertures de survie qui renvoient immédiatement la chaleur de la lampe à pétrole ce qui a pour effet d’en faire un nid douillet en pleine bérézina.

Les femmes s’occupent en priorité des enfants qu’elles allaitent pour une et alimentent pour l’autre. Les petits anges ne tardent pas à retrouver un pays magique peuplé de fée qui vont veiller sur leur sommeil. Votre ami sort sa trousse de premier secours beaucoup plus professionnelle que la vôtre et se lance dans les soins d’urgence de la plaie que vous avez en travers du visage.

Des gamelles suédoises aux feux à gaz personnels et leurs popotes, il ne faut pas longtemps pour que les conserves entreposées dans la cave commencent à rejoindre vos estomacs.

Repus, rompus et exténués, vous n’avez envie que de repos mais il est hors de question de laisser Morphée vous emmenez en son pays de rêves. La conversation est susurrée doucement, presque du bout des lèvres, et les constats sont effarants mais tellement vrais.

Tous les quatre vous êtes vivants parce que la dame à la fau ne voulait pas vous emmenez, vous en concluez que votre préparation à la survie n’était qu’un doux rêve mais que la réalité est un vrai cauchemar. En réfléchissant, vous en arrivez à vous dire que tout ce que vous aviez accepté comme vérité n’est en fait qu’un emprunt à vos prédécesseurs d’un autre continent, une autre culture et parfois même, à leurs armées et leurs système de secours. Vous en arrivez à vous dire que vous avez pris pour acquis la préparation à une bataille, alors que c’est une stratégie qu’il faut mettre au point. C’est cette réflexion et les actions qui vont en découlés que vous vous promettez, tous les quatre, de commencer à mettre en œuvre dès demain matin.

Du fond de vos sacs de couchage respectif, malgré la douleur que vous avez en travers du visage, le sommeil l’emporte sur la volonté de construire une vraie stratégie de survie.


Si vous voulez donner votre avis, quelques critiques, ou je ne sais quel avis, ne vous gênez surtout pas.

Serge

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