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Le dilemme du survivaliste

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1 Le dilemme du survivaliste le Mar 13 Oct 2015 - 7:36

Nemrod





du grec δί-λημμα (la je suis sûr que c'est utile tous les jours Razz )

Je vous ferai grâce de parler de disjonction de deux propositions, de philosophie morale, de choix cornélien...
Vous savez tous qu'un dilemme est un choix que l'on doit faire entre deux choses incompatibles.

Dans notre préparation, je pense que nous avons tous envisagé (entre autre) quelle serait notre attitude vis à vis des autres en cas de KK (je parle là du gros KK, celui qui va durer pour une longue période).

Aider ou ne pas aider ?
(comme dirait Shakespeare dans Hamlet : "that is the question")

Toute notre préparation est pour nos proches et nous même. Nous ne pouvons pas nous préparer aussi pour les autres (a moins d'avoir des moyens très importants).

Cependant il est difficilement concevable, pour quiconque ayant un minimum de sens moral, de fermer les yeux sur la détresse du voisin qui dans cette période de KK n'aurait rien à manger.

Mais si on l'aide un peu, le jour ou l'on ne peut plus l'aider parce que notre famille serait mise en difficulté, ce voisin comprendrait-il ou continuerait-il à venir demander de l'aide ?

On en revient à la nécessité de garder notre préparation "secrète".

Mais cela ne résout pas notre dilemme....



Il peut y avoir une voie médiane...

Aider sans le faire savoir.

Prévoir (si l'on peut) pour les autres... ne serait-ce qu'un peu...

MAIS donner de manière anonyme (style quelques paquets de pâtes déposés devant la porte d'entrée).
Ainsi notre morale se trouve apaisée, on a aidé nos voisins et l'on pourra arrêter cette aide dès que notre famille risquera d'en souffrir.

Dilemme résolu ?


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2 Re: Le dilemme du survivaliste le Mar 13 Oct 2015 - 8:48

Kasmodian




Je ne sais pas si la morale, quand on parle de gros KK, est vraiment la priorité.

Je pense que dans ce cas là, j'appliquerai ce que les arts martiaux m'ont inculqué : d'abord ta famille (au sens large) et toi-même. Pour le reste, je penche pour le troc/donnant-donnant : Tu as des compétences/équipements/denrées/biens qui m'intéresse, on peut s'entendre.

Le don anonyme ? Pourquoi pas, mais seulement si tu sens que c'est le coup de pouce ponctuel qui leur permettra de se remettre en selle. Parce que si la situation dure dans ces conditions, le don n'est qu'un atermoiement, une fuite en avant, une façon de juste reculer l'échéance tout en grévant tes propres réserves.

Je crois de toutes façons que dans ces cas là, on doit faire du cas par cas et avoir du bon sens.


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En toutes choses, il faut considérer la fin.

3 Re: Le dilemme du survivaliste le Mar 13 Oct 2015 - 9:50

Invité


Invité
En cas de gros bordel, c'est chacun pour sa poire, c'est regrettable mais c'est ainsi.

4 Re: Le dilemme du survivaliste le Mar 13 Oct 2015 - 13:00

sesska


je me suis posé la question souvent, je n'ai toujours pas trouvé la réponse

d'un point de vue objectif, je suis mieux armé que la plupart des gens pour faire face à une situation difficile

mettons: un crash en zone montagneuse

j'ai l'habitude de dormir/vivre à la dure, je suis sportif, endurant, organisé, j'ai quelques notions de trapeurisme et surtout un mental qui font que normalement hors blessure invalidante, je crèverai ni de froid, ni de soif, ni de faim

objectivement, la plupart des autres seraient des ''boulets''... si je juge par mes potes (avec tous le respect et l'affection que j'ai pour eux), mes collègues, mes connaissances...

est-ce que je prendrais juste mes enfants et ma femme sous le bras pour optimiser nos chances, mais en les privant du réconfort du groupe... ou je prendrais mes responsabilités en tirant derrière des gens que je ne connais même pas ?

j'en sais foutre rien en fait, mas je penche pour la seconde option

je viens d'un endroit froid, assez hostile l'hiver, si quelqu'un est en rade sur le bas côté on s'arrête, on cherche pas à comprendre, parce qu’on y est tous passé une fois ou l'autre. là il se trouve qu'on est du bon côté du thermomètre mais c'est ponctuel et aléatoire

est-ce qu'on rationalise complètement en situation critique, ou est-ce que la nature/ l'instinct dicte la marche à suivre ?

est-ce que notre capacité à s'organiser en venant en aide aux autres n'est pas justement, à long terme la stratégie payante qui a fait notre succès évolutif global ?

http://loiseauivre.unblog.fr/

5 Re: Le dilemme du survivaliste le Mar 13 Oct 2015 - 14:06

Invité


Invité
Salut Sesska

Tu t'arrêtes sur le bas-côté pour aider une personne en panne de voiture, c'est légèrement différent.
Le choix est un peu plus cornélien quand, il s'agit de faire descendre quelqu'un de la voiture pour en faire monter un autre.
C'est comme tu dis, peut-on être rationnel en cas de coup dur.

6 Re: Le dilemme du survivaliste le Mar 13 Oct 2015 - 14:42

Teacher




Je crois comme Kasmodian que ce sera du cas par cas. Il y a des gens qu'on aidera sans réfléchir (nos proches), il y en a pour qui on ne sacrifiera même pas une boîte de pâtes (nos "ennemis"). Pour les autres, ce sera selon le moment, la situation, l'humeur, le besoin, les provisions, et on aura beau s'être fixé avant le KK une ligne de conduite, on ne la respectera probablement pas, en faisant mieux, ou pire.
C'est intéressant d'y réfléchir.
En même temps ou presque, il y a Alfgard qui se/nous pose des questions sur la "générosité".
http://instinct-de-survie.forumgratuit.org/t8103-demande-de-conseils-stockage-exterieur#121442


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7 Re: Le dilemme du survivaliste le Mar 13 Oct 2015 - 14:58

Alfgard


Il y a aussi une question de "hiérarchie".

Dans mon hameau, et même les fermes et habitations à moins de 500 mètres, ce sont des gens(nous y compris) plutôt "indépendants du système", qui ont des animaux(ovins, bovins, basse-cours(5-8 ), ruchers, etc), du matériel, des fusils, et qui sont "déjà" solidaires et aux diverses compétences très complémentaires.

Du coup, ce n'est pas "eux" qui m'inquiètent... mais plutôt des proches(famille proche, amis, famille éloignée), pourquoi pas la famille d'une ou deux collègues auxquelles j'ai eu le tort de raconter ma préparation.....

Pour les "collègues" se sera "niet" d'office vu comment elles ont pu se moquer de ma "gueule".... pour mes proches, ce sera plus dur.

Nous pensons accueillir au mieux mes 5 neveux(3 à mon frère, 2 à ma soeur ces derniers sont d'une indolence et d'une incompétence crasse) si leurs parents veulent les mettre à l'abri et après, au pire, mon frère, sa femme et ma soeur.

Les amis... le problème est que la majeure partie ne sont pas hyper compétents, idem pour la famille éloignée.

Le paradoxe, c'est que les SEULS amis et membres de famille éloignée qu'on accepterait de prendre chez nous sont JUSTEMENT des gens "compétents" et qui "stockent" à manger comme nos anciens car ils en ont gardé cette habitude.

8 Re: Le dilemme du survivaliste le Mar 13 Oct 2015 - 19:12

DragonShadow


Je pense que personne ne pourra donner une réponse à cette question, tant les éléments sont variables. Cela dépend entre autres:

1 - Des personnes à "secourir" (liens familiaux, affinités, compétences, possibilités de troc...)
2 - Du niveau de tes réserves à un moment précis
3 - Du type de kk. J'entends par là que cela peut jouer sur tes possibilités de ré-approvisionnement, ton mental... Par exemple une pollution chimique/nucléaire fait que tu ne pourras peut-être pas compter sur la chasse/pêche pour refaire tes stocks. En gros tu seras plus généreux si tu sais que tu n'auras pas de problèmes à survivre par la suite.
4 - Du "cercle" qui gravite autour des personnes à secourir. Si la personne peut être de bonne volonté et surtout honnête, ce n'est peut-être pas le cas des personnes à qui elle parlera de toi et qui en voudront à ton stock/vie...
5 - De l'environnement où tu vis. Si tu es en zone urbaine, secourir une famille alors qu'il y en a des centaines d'autres dans le même cas... Disons que ça ne soulagera pas ta conscience et que tu risques les ennuis du point 4.

9 Re: Le dilemme du survivaliste le Mar 13 Oct 2015 - 19:18

Skall




Bonne question , difficile de répondre , mais j'ai dit a mes collègues qui (en se moquant ) me disaient , que si ça merde ils viennent me voir ... Donc j'ai répliqué que je tire sur tout ce qui bouge . Hommes , Femmes , Enfants ... ça fait peur affraid  a moi aussi ....

https://www.youtube.com/user/photoskall?feature=mhee

10 Re: Le dilemme du survivaliste le Mar 13 Oct 2015 - 21:34

kroc


Ma famille est loin donc problème réglé ils restent où ils sont et ils se débrouillent, triste mais bon c'est comme ça..
Reste mes amis proches, en gros pas beaucoup (oui parce que je suis un sacré con ^^)  comme pour alfgard je suis dans un village de fermiers donc qui seront plutôt indépendants.

pour ce qui est des étrangers comme le dit dragon c'est très variable.. mais en règle générale je pense que ce sera chacun pour soi car ce sera déjà assez dur sans en rajouter.

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